Le Made in france

Le Made in France : une importante opportunité économique

Le week-end du 10 au 12 novembre 2017 c’est le salon du Made in France à la porte de Versailles à Paris. C’est pourquoi le Rêve du Dogon a décidé de faire un focus sur l’impact que pourrait avoir le Made in France sur l’économie française.

Selon Le guide des produits made in emplois : ou comment consommer contre le chômage de Charles Huet, paru en 2013, le nombre d’entreprise produisant en grande majorité des produits dits « Made in France » aurait doublé entre 2013 et 2016.[1]

Mais le fait de voir ce nombre doubler en a peine trois ans, ne signifie en rien que le Made in France a remporté son pari. Au contraire cela doit pousser les entreprises, les institutions et les consommateurs à faire mieux. Car aujourd’hui, en France, pour un même secteur ou pire encore pour un même produit ou service, nous exportons la grande majorité de ce que nous produisons, alors que dans un même temps nous importons la grande majorité de ce que nous consommons, quelle aberration ![2]

Le Made in France doit être vu comme étant une opportunité pour contrer la désindustrialisation de notre territoire national. Depuis 2009, selon l’observatoire TRENDEO, ce sont près de 600 usines qui ont disparu (différence entre les ouvertures et les fermetures). Ce chiffre illustre parfaitement le million d’emploi qui ont également disparu en à peine 20 ans, et la part deux fois moins importante de l’industrie dans notre économie, à savoir 12% aujourd’hui contre 25 % dans les années 1960.[3]

C’est pour cela que nous souhaitons montrer que le Made in France peut être un très bon levier pour l’économie française, une formidable opportunité pour relocaliser l’emploi mais aussi un très bon facteur d’amélioration de notre performance environnementale qui pourrait inscrire la France dans une démarche pérenne de développement durable.

Quel impact économique ?

Le Made in France pourrait avoir un fort impact sur l’économie française mais seulement si une grande partie de ce que nous produisons restait en France.

Or, comme l’indique le degré d’autonomie français, c’est à dire la part de la production locale qui est effectivement intégrée dans les biens ou services consommés par les ménages, l’exemple de la France n’est pas à suivre. En effet au niveau national, cette part s’élève à 49% et descend entre 25 % et 10 % pour une moyenne-grande aire urbaine et passe entre 10 % et 2 % pour les territoires ruraux et les petites aires urbaines[4]. Autrement dit, plus vous êtes dans une zone rurale ou une petite commune, plus vous serez dépendants de la mondialisation.

De plus, la part des importations dans la consommation française n’a cessé de croître depuis la fin des années 1960 passant de 13 % environ à 33 % lors de l’année 2017.

MIF

Dans le même temps, la part du made in France dans le marché intérieur passe de 86,9 % en 1949 à 68,5 % en 2017[5].

Ces chiffres mettent bien en relief la nécessité pour l’économie française de réintégrer au sein de son tissu industriel de nouvelles industries permettant de générer de l’emploi et de la croissance.

Selon une étude menée en 2014 par le Centre de Recherche pour l’Étude et l’Observatoire des Conditions de Vie (CRÉDOC), les français sont de plus en plus attachés au Made in France. Un consommateur sur deux déclare privilégier les produits français et 68 % d’entre eux estiment que les produits fabriqués en France sont de meilleure qualité que les biens produits en dehors de l’Europe[6].

Cependant, les français n’ont jamais consommé aussi peu de produits français de toute leur histoire. Le lien entre l’impact de la désindustrialisation et l’échec du Made in France semble donc apparaître et la nécessité de refonder une industrie en France devient plus qu’urgente. En effet, la meilleure répartition des profits et des investissements dans l’industrie couplée à un coût salarial français inférieur à celui de l’Allemagne laisse penser qu’une reprise de l’industrie peut être possible en 2018. Mais cela n’est pas certain, car comme le souligne l’économiste Denis Ferrand, le risque que l’industrie soit trop atrophiée et que les mesures pour la sauver aient été trop tardives existe réellement et n’est pas à négliger[7].

Quel impact social ?

Il semble certain que le Made in France peut aussi avoir un fort impact social. Car lorsqu’un phénomène, ici le Made in France, peut avoir des impacts positifs sur l’économie française c’est que son impact social est aussi potentiellement important. Entre la création d’emploi, la résilience des territoires aux crises, la création de lien social et la quête de sens, le Made in France postule à une place prépondérante dans l’avenir de notre économie.

En effet, lorsque l’on prend pour exemple les expériences nord-américaines menées au sein du réseau Balle, une relocalisation de 5 à 10 points est entièrement possible et génère un cercle vertueux sur beaucoup de paramètres sociaux tels que l’emploi, les territoires etc.[8]

Il faut réussir à faire en sorte que ce qui est produit sur un territoire soit aussi vendu sur ce même territoire, car la création de lien social fait partie intégrante de la création d’emploi et par conséquent de la croissance. C’est en recréant ce lien entre la demande intérieure et l’industrie qu’il sera possible d’inverser la tendance économique actuelle.

Pour ce faire, il est important d’informer le consommateur sur son potentiel impact s’il était amené à consommer essentiellement français. Par exemple, il faudrait que tout le monde puisse savoir que d’acheter un produit français par rapport un à même produit étranger a un effet multiplicateur de trois sur l’emploi en France. Il faudrait aussi savoir que d’acheter une fois sur deux une paire de chaussures française contribuerait à conserver 55 000 emplois. Il faudrait aussi savoir que d’acheter 1 fois sur 3 un vêtement issu d’une production française permettrait de conserver 160 000 emplois en France. Que du fait de notre modèle de consommation, la filière française du textile est passée de 600 000 emplois en 1985 à 60 000 en 2014 soit une diminution de 900%[9].

Enfin, informer les gens les éduqueraient pour une meilleure consommation. Apprendre à savoir d’où vient le produit, se renseigner sur ses conditions de production, savoir à qui la vente de se produit profite sont des moyens qui aujourd’hui permettent de s’opposer à un système qui repose sur une consommation frénétique de produit dont on ne connaît plus rien, si ce n’est son utilité. Prendre en considération toutes ces informations pourrait permettre à l’économie française de décoller.

En effet, si le principal facteur d’achat n’était plus l’aspect monétaire mais plutôt l’aspect social, local, et environnemental ; la France qui connaît une certaine avance sur ces sujets là à l’international, verrait sa compétitivité augmenter exponentiellement.

Quel impact environnemental ?

Pour finir, il est indéniable qu’en plus des effets positifs que pourrait avoir le Made in France sur l’aspect économie et sociétal, il pourrait aussi avoir un fort impact environnemental.

Effectivement, si notre consommation était majoritairement portée sur des produits issus de productions françaises, notre impact environnemental diminuerait fortement. Au lieu de parcourir plusieurs milliers de kilomètres avant de finir dans nos assiettes, sur nos épaules ou ailleurs, ces produits ne mettraient plus que quelques centaines de kilomètres au maximum pour nous parvenir.

Ensuite, cela permettrait de rendre plus vrais les données sur les émissions de gaz à effet de serre (GES) française. Actuellement, aucune des données liées aux GES des importations n’est comptabilisée, alors que celles-ci représentent aujourd’hui plus d’un tiers de la consommation globale française[10].

Enfin, le fait de relocaliser nos industries en France, nous permettrait d’avoir un meilleur contrôle sur la production et sur les normes en vigueur. Il serait bien plus facile d’aligner nos méthodes de production à nos attentes et nos habitudes de consommation et surtout à notre culture. On observe de plus en plus aujourd’hui des écarts entre les cultures et les différentes manières de produire. Les normes internationales ne sont pas alignées, et comme nous l’a montré l’affaire du Glyphosate, il est difficile d’imposer au niveau international des normes qui fassent consensus.

En conclusion, on observe en France une appétence de plus en plus prononcée pour les produits Made in France. Selon un sondage IFOP, 94 % des français considèrent qu’acheter Made in France est une façon de soutenir les entreprises françaises, 93 % disent qu’il s’agit de préserver l’emploi et les savoirs faire et 86 % adhèrent à l’idée que c’est un acte citoyen[11]. Cependant la consommation de produits Made in France n’a jamais été aussi basse depuis la fin des années 1950, 86,9 % de la consommation globale en 1949 contre 68,5 % en 2017[12].

Un dernier fait intéressant est montré par Sylvain Broyer, économiste chez Natixis, qui explique que depuis vingt ans, à chaque fois que la consommation française croît de 1 %, les importations elles croissent de 1,8 %. Par comparaison, en Allemagne, ce même taux s’élève à 0,8 %[13]. Il en conclue donc qu’en France la consommation crée du déficit commercial ce qui ne peut être considéré comme normal.

Cela montre bien l’inefficacité de notre économie à mettre en relation des besoins avec des solutions locales, et c’est particulièrement ce point pour lequel il est important de se battre, et c’est ce que décide de faire au quotidien le Rêve du Dogon car pour le moment notre rêve du Made in France n’est pas atteint.

 

Rafael FERRER

 

[1] ConsoGlobe, Pourquoi le Made In France a le vent en poupe, paru le 17/10/2017, https://www.consoglobe.com/made-in-france-cg, consulté le 29/10/2017

[2]Le Monde, Il faut réenraciner l’économie dans nos territoires, paru le 11/01/2017 http://abonnes.lemonde.fr/idees/article/2017/01/11/il-faut-reenraciner-l-economie-dans-nos-territoires_5060938_3232.html?xtmc=made_in_france&xtcr=18, consulté le 29/10/2017

[3] Le Monde, L’usine Made In France cherche son second souffle, paru le 20/03/2017, http://www.lemonde.fr/economie/article/2017/03/20/l-usine-made-in-france-cherche-son-second-souffle_5097502_3234.html#Xrjbqxpl8LqXRbMS.99, consulté le 29/10/2017

[4] Idem

[5] Le Monde, « Made in France » : l’espoir après la débâcle, paru le 08/11/2017, http://abonnes.lemonde.fr/economie/article/2017/11/08/made-in-france-l-espoir-apres-la-debacle_5211931_3234.html , consulté le 09/11/2017

[6] CRÉDOC, L’attachement des français au Made in France, paru en novembre 2014, http://www.credoc.fr/pdf/Rapp/R315.pdf, consulté le 29/11/2017

[7] Le Monde, « Made in France » : l’espoir après la débâcle, paru le 08/11/2017, http://abonnes.lemonde.fr/economie/article/2017/11/08/made-in-france-l-espoir-apres-la-debacle_5211931_3234.html , consulté le 09/11/2017

[8] Le Monde, Il faut réenraciner l’économie dans nos territoires, paru le 11/01/2017 http://abonnes.lemonde.fr/idees/article/2017/01/11/il-faut-reenraciner-l-economie-dans-nos-territoires_5060938_3232.html?xtmc=made_in_france&xtcr=18, consulté le 29/10/2017

[9] Fédération Indépendante du Made in France, Quel impact sur l’emploi pour le Made in France ?, paru en novembre 2015, http://www.fimif.net/fimif/docs/Etude-Impact-Emplois.pdf , consulté le 29/11/2017

[10] Le Monde, Il faut réenraciner l’économie dans nos territoires, paru le 11/01/2017 http://abonnes.lemonde.fr/idees/article/2017/01/11/il-faut-reenraciner-l-economie-dans-nos-territoires_5060938_3232.html?xtmc=made_in_france&xtcr=18, consulté le 29/10/2017

[11] Le Monde, Acheter Made in France : Quel impact sur l’emploi ?, paru le 22/11/2016, http://abonnes.lemonde.fr/emploi/article/2016/11/22/acheter-made-in-france-quel-impact-sur-l-emploi_5035918_1698637.html#ef29K3FTIDfFw5KS.99 , consulté le 29/09/2017

[12] Le Monde, « Made in France » : l’espoir après la débâcle, paru le 08/11/2017, http://abonnes.lemonde.fr/economie/article/2017/11/08/made-in-france-l-espoir-apres-la-debacle_5211931_3234.html , consulté le 09/11/2017

[13] Le Monde, Défaite du « made in France » : un produit acheté sur trois vient de l’étranger, paru le 09/08/2017, http://abonnes.lemonde.fr/economie/article/2017/08/09/defaite-du-made-in-france-un-produit-achete-sur-trois-vient-de-l-etranger_5170523_3234.html#Jg7qPyI0pOjh1dsr.99 , consulté le 29/09/2017
 

 

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Soutenons la Fondation des Femmes

Lancé en mars 2016, la Fondations des Femmes oeuvre en faveur de l’égalité femmes-hommes et contre les violences faites aux femmes. Sous l’égide de la Fondation FACE, elle est la première structure de collecte nationale dédiée au financement de l’égalité femmes-hommes et à la lutte contre les violences faites aux femmes.

Nous vous avions déjà parlé de la Fondation des Femmes lors de la Nuit des relais organisée le 24 novembre 2016 et pour laquelle nous avions réalisé des rubans blancs vendus au bénéfice de la lutte contre les violences faites aux femmes.

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Cette année encore nous soutenons la Fondation des Femmes et vous invitons à en faire de même.

Parce que aujourd’hui encore 10% des femmes subissent des violences de la part de leur conjoint, que 80% des tâches domestiques sont réalisées par les femmes, que la part de femmes à l’Assemblée Nationale et au Sénat n’est que de 27%, nous pourrions continuer longtemps avec ces chiffres qui nous rappellent que le combat est encore devant nous et qu’il faut désormais passer la seconde pour une véritable égalité femmes-hommes.

En 2016, lors de la première édition de la Nuit des relais, 27 équipes, 22 entreprises et plus de 350 personnes s’étaient mobilisées au stade Jules Ladoumègue, permettant de collecter 33 000€ pour mener les actions de la Fondation des Femmes.

Cette année, l’objectif est de réunir 100 équipes, de faire participer plus de 1000 personnes et de collecter plus de 100 000 € pour financer des projets permettant l’accès à la justice des femmes victimes de violences.

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Pour aller plus loin :

Le site de la Fondation des Femmes

La présentation de la Nuit des relais (entreprises)

 

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2017 débute et les campagnes électorales aussi.

Les 23 avril et 7 mai prochain nous voterons pour la présidentielle et les 3 et 17 juin pour les législatives.

Fidèle à ses valeurs, le Rêve du Dogon sera vigilant quant aux objets publicitaires utilisés par les différents partis politiques et candidats.

Nos 20 années d’expérience dans le domaine de la communication par l’objet lors d’élections nous permettent d’affirmer qu’il est possible de faire du Made in France, de choisir un produit éco-conçu tout en respectant les obligations de réactivité, de logistique et de coût d’une campagne électorale.

Tout au long de la campagne nous comptons sur vous aussi afin que les candidats affichent clairement la provenance et les méthodes de conception des produits vendus dans leurs boutiques. Pour notre part, nous ne manquerons pas de les interpeller à ce sujet.

Pour commencer cette année, nous avons sélectionné quelques « classiques » 100% made in France dont les candidats feraient bien de s’inspirer.

 

Le badge du Rhône

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Ce badge Made in France est disponible en différentes tailles, 45, 56 ou 75 mm.

Sa coque métallique est imprimée en couleur haute qualité. Recouvert d’un film brillant pour le protéger, il résiste à la pluie ce qui peut être pratique. Signe de reconnaissance de la tribu, à porter sur les marchés et au quotidien.

 

 

Le drapeau de Normandiedrapeau

Ce drapeau Made in France est fabriqué en Normandie. Personnalisable, il est disponible en format 40*60 et 60*80. Fabriqué en polyester 70gr, il est livre fixé sur une hampe pvc de 80 ou 100 cm. Fait pour être agité avec conviction lors des meetings, sa robustesse transmettra force et courage à votre candidat.

 

 

Le stylo français

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Ce stylo 4 couleurs de fabrication française est le basique de toute campagne électorale : bleu, rouge, noir, vert, à chacun sa couleur pour prendre ou donner des informations de campagne ou noter un rendez-vous.

 

 

 

 

Le Tee shirt du Nordtshirt

C’est bien connu, dans le Nord il fait chaud et c’est la raison pour laquelle nous proposons ce très beau Tee shirt 100% coton peigné et disponible dans différentes couleurs et toutes les tailles habituelles. Avec un marquage cœur et dos, il est le compagnon idéal des militants lors des distributions ou des meetings.

 

 

 

Nous pouvons, bien entendu, proposer d’autres produits de campagne qui accompagneront votre candidat sur la route de la victoire, n’hésitez pas à nous consulter.

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Le Made in France et la campagne présidentielle

La campagne présidentielle de 2012 avait vu le thème du Made in France s’imposer au cœur des débats et des pratiques des candidats à l’élection. Propositions pour promouvoir le Made in France, valorisation du « achetons français », propositions d’allègements fiscaux, tva « anti-délocalisation »… chaque candidat s’était positionné sur le sujet.

Les boutiques officielles des différents partis politiques et la provenance des produits proposés étaient aussi surveillées attentivement. On apprenait par exemple que les T-shirts du FN « les gars de la marine » étaient fabriqués au Bangladesh, tandis que ceux de l’UMP « Ensemble, tout devient possible » provenaient du Maroc ou encore pour ceux du PS du Portugal.

La présidentielle de 2017 devrait voir le thème du Made in France revenir au centre des attentions. À en croire le défilé de candidats (Alain Juppé, Jean-Luc Mélenchon, Marine Le Pen, Bruno Le Maire, Nicolas Dupont-Aignan, Cécile Duflot…) lors des assises du produire en France qui se sont déroulées les 8 et 9 septembre dernier à Reims, nous pouvons imaginer que ce sujet aura une place centrale dans la campagne et nous y veillerons.

Une enquête menée par la FiMiF en 2015 sur la provenance des produits dérivés vendus par les partis politiques nous montrait que les T-shirts, badges, drapeaux ou casquettes sont rarement fabriqués dans l’hexagone (voir notre article à ce sujet). Les partis les plus vertueux en la matière étaient, au moment de l’enquête, le Front National et le MoDem.

Alors que la campagne présidentielle débute, nous avons décidé au Rêve du Dogon de redoubler de vigilance sur ce sujet. Forts de notre expérience dans la conception de produits dérivés et notamment lors des campagnes électorales, nous sommes en capacité de proposer des solutions Made in France et nous le ferons.

Ainsi, tout au long de la campagne qui débute, nous allons scruter les produits mis en vente et distribués par les différents partis politiques et interpeller les candidats sur leurs pratiques car nous sommes convaincus que le Made in France n’est pas qu’un discours. Qu’au-delà des engagements, promesses et déclarations, les choix pris dès la campagne dans le choix des produits dérivés de campagne ont leur importance.

Candidates et candidats à l’élection présidentielle, vous savez ce qu’il vous reste à faire…

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Les produits dérivés des musées

Une enquête de la FIMIF (Fédération Indépendante du Made in France) de juin 2016 s’est intéressée  aux produits dérivés et cadeaux vendus dans les boutiques des musées et plus précisément à leur provenance. Cette enquête menée entre mars et mai 2016 et publiée en juin s’est penchée sur 13 musées parmi lesquels le Louvre, Pompidou, la Tour Eiffel, Orsay ou encore le Quai Branly.

Très instructive concernant l’implication des musées français et de leurs boutiques officielles en matière de Made in France, nous pouvions nous attendre à ce que ces étendards du tourisme apportent une attention toute particulière aux produits vendus et pourtant il n’en est rien.

Le résultat de l’étude est sans appel, seulement 30% de l’offre proposées est de fabrication française avec par exemple aucun T-shirt de fabrication française trouvé dans les boutiques analysées.

L’enquête de la FIMIF distingue deux catégories d’articles ; ceux dits « hauts de gamme » et pour lesquels une large majorité est d’origine française et ceux « à bas coûts » majoritaire en volume et tous fabriqués à l’étranger, principalement en Asie.

Cette enquête nous apprend aussi qu’au niveau de la transparence pratiquement 4 produits sur 10 ne disposent d’aucune information concernant leur origine et que des pratiques visant à masquer les origines des produits ou à induire le consommateur en erreur ont été constatées dans différentes boutiques.

Par exemple ces étiquettes « maison » sur des produits du Château de Versailles qui ne mentionne nullement la provenance et sont collées de manières à cachet la mention d’origine.

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On encore ces produits sur lesquels sont apposés un drapeau tricolore ou avec un nom de marque à consonance française ou contenant le nom « Paris » afin de laisser penser qu’il s’agit de production Made in France alors qu’il n’en est rien.

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Pour autant les consommateurs sont demandeurs de produits Made in France selon une enquête menée par la Réunion des Musées Nationaux – Grand Palais (RNM-GP) qui est concessionnaire de plus d’une quarantaine de boutiques de musées sur le territoire national.

Nous pouvons donc nous demander ce qui bloque encore aujourd’hui sachant que les délais de livraison et la réactivité sont des éléments décisionnaires, de véritables avantages par rapport aux délais de transport, généralement trois mois pour faire venir un container d’Asie. De même, les boutiques des musées étant principalement gérées par deux grands opérateurs ils leur seraient possibles de réaliser des économies d’échelles en commandant de plus grandes quantités permettant de baisser le coût des produits Made in France.

Au Rêve du Dogon, nous travaillons au quotidien pour la défense du Made in France et pour proposer des produits de fabrication française à nos clients. Encore faut-il que ces derniers acceptent d’écouter les attentes des consommateurs et de mesurer les bienfaits de distribuer des produits de conception française.

Pour voir une sélection de nos produits Made in France, c’est par ici.

Pour en savoir plus et consulter l’intégralité de l’enquête, c’est par là.

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Les français et la consommation responsable

Depuis maintenant 10 ans GreenFlex réalise des études afin de mieux comprendre les attentes et sensibilités des français en matière de consommation responsable.

Pour son édition 2016, cette étude nommée Ethicity, réalisée auprès de 4100 individus âgés de 15 à 74 ans, nous livre de nombreux enseignements.

Tout d’abord, plus de la moitié des français (51%) sont dans un logique de « consommer autrement » en faisant le choix d’aller vers des produits éco-labellisé, des produits locaux ou éthiques. Il y a 6 ans, selon la même étude, ils n’étaient que 37%.

Cette tendance est plutôt rassurante et c’est dans cette démarche que nous avons choisi de vous proposer chaque jour plus de produits labellisés, éthiques ou locaux et de vous informer sur l’impact de ces produits sur notre société et l’environnement. D’ailleurs, pour consulter une sélection de nos produits écologiques, c’est par là.

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Les français sont de plus en plus partie prenante et investis dans les logiques de consommation. En effet pour 76% des français, consommer responsable est un moyen de s’impliquer.  Cette implication va se traduire quotidiennement vers des réseaux de partage, d’occasion, « consommer autrement, c’est ne pas gaspiller, ne pas jeter ».

L’attention des français sur leur bien être ainsi que sur l’environnement augmente. Ainsi, 47% d’entre eux déclarent qu’un produit responsable doit être respectueux de l’environnement. Les produits recyclables, éco conçus et bios sont donc des à prendre en considération lors du choix de vos cadeaux d’affaires et goodies.

75% des français considèrent que le développement durable est une nécessité. Nous ne pouvons que nous féliciter de cette préoccupation massive pour le développement durable. Pour autant trop peu d’acheteurs et d’entreprises la prennent, aujourd’hui encore, en considération. Il nous reste donc encore beaucoup de pédagogie à faire à ce sujet.

Un besoin d’information

55% des français recherchent l’origine des matières premières et 53% le lieu de fabrication. Aujourd’hui les consommateurs sont majoritaires à solliciter l’information sur la provenance des produits qu’ils utilisent.

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Au delà d’informer sur la provenance de nos produit,s nous développons au quotidien notre offre locale et Made in France afin de vous proposer les produits dérivés les plus adaptés à l’attente de vos clients et prospects. D’ailleurs pour consulter une sélection de nos produits Made in France, c’est par là.

 

Enfin, seulement 16% des français considèrent aujourd’hui que les entreprises leur donnent assez d’information sur les conditions de fabrication des produits.

Ce dernier point est essentiel et nous sommes à même de vous proposer une traçabilité totale des produits que nous vendons afin que nous puissions ensemble en faire un appui de votre communication. Pour cela et découvrir l’ensemble de nos produits, n’hésitez pas à nous contacter

 

Plus d’informations sur cette étude sur le site de GreenFlex

BOUTIQUE3

Les fleurs du Rêve du Dogon ont pleuré. Le BoBo a bobo.

Des voisins, des amis d’amis, sont morts, assassinés là, où nous vivons. Dans un de ces quartiers qui fait l’âme de Paris. Ici, le monde entier vient se promener, s’installer, faire la fête.
C’est un endroit super, un village et une mégapole universelle.

Oui c’est un quartier BOBO. Bourgeois au sens habitant du bourg, urbain, éduqué, tolérant et Bohème comme l’esprit des poètes, des artistes. On trouve de tout, des riches, des pauvres, des noirs des arabes, des juifs, des asiatiques, des hétéros, des homos, des transes, des célibataires, des retraités des chômeurs, des gens du monde entier, de toutes les couleurs, de toutes les origines.

C’est dans ces faubourgs et ces boulevards que s’est écrit la République. Un bel exemple de réussite, pour son histoire, par la diversité de sa population, par son bon vivre.

Par leur simple présence à une terrasse de bar ou dans une salle de concert, toutes les victimes de vendredi portaient les valeurs de la République : liberté égalité et fraternité.

Ce n’est pas un hasard si des barbares illuminés ont choisi ces lieux pour commettre leurs actes de folie. Nos valeurs universelles, celles de la déclaration des droits de l’Homme ne sont pas les leurs.
Ils ne sont d’aucune religion, ce sont les forces obscures de l’humanité.

En sortant du bureau hier soir, dimanche, j’ai eu peur.

Puis en fermant le rideau métallique de l’agence, j’ai regardé autour de moi. Il y avait encore du monde aux terrasses des cafés. La chicha d’à côté, à droite était ouverte, le restau chinois de gauche et le japonais qui lui fait face aussi.
Le boucher du Gers et la quincaillerie du juif libanais avaient comme tous les dimanche le rideau tiré, mais ils seront là demain. Comme le seront aussi le serrurier polonais, mon coiffeur algérien, et les autres restaurants vietnamiens, marocains, italiens, indiens, libanais, portugais, argentins, coréen, thaïlandais, turcs, arménien, grecs, bretons, occitan et j’en oublie.

En passant devant la terrasse d’en Attendant l’Or, j’ai souris devant diversité des gens attablés qui sous des sourires un peu tendus montraient fièrement qu’ils tenaient bon.

Ils m’ont rassuré et donné envie de continuer. Nous sommes le fruit de notre histoire, individuelle et collective. Le présent et l’avenir, nous l’écrivons chaque jour.

Profitons de ces moments terribles, pour continuer à porter nos valeurs.
Nous avons la chance d’accueillir La COP 21. Le monde entier sera présent pour construire l’avenir de la planète. Profitons-en, nous n’avons pas le choix.

Si on veut lutter contre la barbarie, nous devons penser une gouvernance mondiale pour éradiquer la misère et la faim, pour éduquer, pour l’égalité, la liberté et la fraternité.

Nous sommes des grains de sable et de granit, comme les pyramides,
Nous devons gagner.

BcorpPresent

Déclaration d’interdépendance – B Corp France

Nous voulons créer un nouveau secteur de l’économie,
qui mobilise le pouvoir de l’entreprise privée au service de la société. Ce secteur est constitué d’un nouveau genre d’entreprises – les B Corporations mues par une mission qui ne se limite pas au profit. Leur but est de créer de la valeur pour toutes les parties prenantes, et pas uniquement pour les actionnaires.

Nous, acteurs de ce nouveau secteur, entrepreneurs et investisseurs de ces B Corporations, proclamons haut et fort nos convictions et notre engagement :

Nous devons être le changement que nous voulons voir dans le monde ;

L’entreprise, quelle qu’elle soit, doit mener ses activités et évaluer sa performance à l’aune de leur impact sur les hommes et la planète ;

A travers leurs produits, leurs pratiques et leurs profits, les entreprises doivent aspirer non seulement à ne pas nuire, mais à générer des bénéfices pour l’ensemble de la société.

Pour ce faire nous devons agir en prenant acte du fait que nous dépendons tous les uns des autres, et que cela nous donne une responsabilité envers chacun d’entre nous, comme envers les générations futures.

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Citizen Capital
Graines de changement
Nature et découvertes
Utopies
Ulule
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Pixelis
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GobiLAB
Ekodev
La Ruche qui dit oui
Le Rêve du Dogon
Ovalie
New Angles
Doumer couverture

 

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Le 22 octobre, B CORP France dévoile ses 25 membres fondateurs en France. Le Rêve du Dogon en fera-t-il parti ?

B CORP une communauté de 1450 entreprises partageant le même projet :

Montrer que les entreprises privées (for profit) peuvent mettre leur efficacité et leur créativité au service de l’intérêt général (for purpose).

B CORP  un label révolutionnaire

Ce label est révolutionnaire car il distingue les entreprises qui dirigent en priorité leurs efforts vers le bien commun sans négliger le bénéfice car rappelons que le B de BCORP signifie Bénéfices.  BCORP allie donc deux valeurs, le bien commun et le bénéfice.

B CORP, servir d’autres intérêts que ceux des actionnaires 

Ces entreprises ont choisi de mobiliser le pouvoir de l’entrepreneuriat pour le mettre au service du bien commun avec des engagements sociaux, environnementaux et Sociétaux.

ONG BCORP a créé un label qui fédère 1450 entreprises du secteur privé telles que Patagonia, Natura, Etsy, Kickstarter… dans 42 pays

Influer sur les lois : Aux USA, plus 30 états ont créé un nouveau statut juridique sous le nom de Benefit Corporation. Les entreprises sous le statut Benefit Corporation s’engage formellement à servir d’autres intérêts que ceux de leurs seuls actionnaires. 

BCorp bandeau

BCORP France http://magazine.ouishare.net/fr/2015/10/500-entreprises-b-corp-en-france-dici-3-ans/

Pour obtenir ce label, il faut satisfaire à 200 critères de performances sociale, environnementale et sociétale mais aussi prendre des engagements en termes de transparence.

L’ONG BCORP met à disposition des outils comme le B IMPACT (utilisable par toutes les entreprises pour s’évaluer sans obligation de poursuivre) et le B ANALYTICS.

BCORP France est animée par L’agence Utopies, première entreprise certifiée B CORP en France.

Le Rêve du Dogon est fier et heureux de participer à l’aventure. Nous nous sentons moins seuls à vouloir penser un monde solidaire.

Nous allons essayer d’être à la hauteur des enjeux, mais nous aurons besoin de vous pour réussir.

Merci de soutenir BCORP en France en suivant son développement sur twitter : BCORP_FR

Consultez le communiqué de presse de lancement de B-Corp

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« Une passerelle humaniste entre l’Art et l’objet publicitaire » – Dossier de presse

Le marché de l’objet publicitaire est aujourd’hui paradoxal. En effet, il contraint les
fournisseurs comme les distributeurs à casser leurs prix avec une exigence sur la qualité
des produits, sans se soucier, de leur provenance et donc des distances qu’ils parcourent,
des matières premières utilisées ou encore des conditions de travail des ouvriers. Il est donc
difficile pour les entreprises spécialisées dans la communication par l’objet de faire le choix
du développement durable. Pire, le marché aurait tendance à donner raison à ceux qui
surfent sur la vague verte, à ceux qui pratiquent le Greenwashing…

Le Rêve du Dogon, conscient et soucieux des nombreux enjeux environnementaux,
sociaux et économiques du monde actuel, s’acharne depuis plusieurs années à orienter
sa stratégie et celle de ses clients vers le développement durable en agissant aussi bien
sur un plan « métier » de la communication par l’objet qu’à travers des projets culturels et
artistiques.

Cet évènement, qui célèbrera également les 10 années de collaboration entre le Rêve
du Dogon et l’artiste Nowart sera donc l’occasion de mesurer le chemin parcouru,
d’échanger et de sensibiliser le public à ces enjeux. Il s’agira entre autre de démontrer
qu’il est possible d’agir et ce, même dans le domaine de l’objet publicitaire.

Le public sera donc amené à voyager et à découvrir les projets porteurs de sens et
d’histoire menés par le Rêve du Dogon et Nowart : « Une passerelle Humaniste entre l’Art
et l’Objet publicitaire ».

Pour consulter l’intégralité du dossier de presse, cliquez sur ce lien : DossierdePresse_ReveduDogon-Nowart_10Juin