Le Made in france

Le Made in France : une importante opportunité économique

Le week-end du 10 au 12 novembre 2017 c’est le salon du Made in France à la porte de Versailles à Paris. C’est pourquoi le Rêve du Dogon a décidé de faire un focus sur l’impact que pourrait avoir le Made in France sur l’économie française.

Selon Le guide des produits made in emplois : ou comment consommer contre le chômage de Charles Huet, paru en 2013, le nombre d’entreprise produisant en grande majorité des produits dits « Made in France » aurait doublé entre 2013 et 2016.[1]

Mais le fait de voir ce nombre doubler en a peine trois ans, ne signifie en rien que le Made in France a remporté son pari. Au contraire cela doit pousser les entreprises, les institutions et les consommateurs à faire mieux. Car aujourd’hui, en France, pour un même secteur ou pire encore pour un même produit ou service, nous exportons la grande majorité de ce que nous produisons, alors que dans un même temps nous importons la grande majorité de ce que nous consommons, quelle aberration ![2]

Le Made in France doit être vu comme étant une opportunité pour contrer la désindustrialisation de notre territoire national. Depuis 2009, selon l’observatoire TRENDEO, ce sont près de 600 usines qui ont disparu (différence entre les ouvertures et les fermetures). Ce chiffre illustre parfaitement le million d’emploi qui ont également disparu en à peine 20 ans, et la part deux fois moins importante de l’industrie dans notre économie, à savoir 12% aujourd’hui contre 25 % dans les années 1960.[3]

C’est pour cela que nous souhaitons montrer que le Made in France peut être un très bon levier pour l’économie française, une formidable opportunité pour relocaliser l’emploi mais aussi un très bon facteur d’amélioration de notre performance environnementale qui pourrait inscrire la France dans une démarche pérenne de développement durable.

Quel impact économique ?

Le Made in France pourrait avoir un fort impact sur l’économie française mais seulement si une grande partie de ce que nous produisons restait en France.

Or, comme l’indique le degré d’autonomie français, c’est à dire la part de la production locale qui est effectivement intégrée dans les biens ou services consommés par les ménages, l’exemple de la France n’est pas à suivre. En effet au niveau national, cette part s’élève à 49% et descend entre 25 % et 10 % pour une moyenne-grande aire urbaine et passe entre 10 % et 2 % pour les territoires ruraux et les petites aires urbaines[4]. Autrement dit, plus vous êtes dans une zone rurale ou une petite commune, plus vous serez dépendants de la mondialisation.

De plus, la part des importations dans la consommation française n’a cessé de croître depuis la fin des années 1960 passant de 13 % environ à 33 % lors de l’année 2017.

MIF

Dans le même temps, la part du made in France dans le marché intérieur passe de 86,9 % en 1949 à 68,5 % en 2017[5].

Ces chiffres mettent bien en relief la nécessité pour l’économie française de réintégrer au sein de son tissu industriel de nouvelles industries permettant de générer de l’emploi et de la croissance.

Selon une étude menée en 2014 par le Centre de Recherche pour l’Étude et l’Observatoire des Conditions de Vie (CRÉDOC), les français sont de plus en plus attachés au Made in France. Un consommateur sur deux déclare privilégier les produits français et 68 % d’entre eux estiment que les produits fabriqués en France sont de meilleure qualité que les biens produits en dehors de l’Europe[6].

Cependant, les français n’ont jamais consommé aussi peu de produits français de toute leur histoire. Le lien entre l’impact de la désindustrialisation et l’échec du Made in France semble donc apparaître et la nécessité de refonder une industrie en France devient plus qu’urgente. En effet, la meilleure répartition des profits et des investissements dans l’industrie couplée à un coût salarial français inférieur à celui de l’Allemagne laisse penser qu’une reprise de l’industrie peut être possible en 2018. Mais cela n’est pas certain, car comme le souligne l’économiste Denis Ferrand, le risque que l’industrie soit trop atrophiée et que les mesures pour la sauver aient été trop tardives existe réellement et n’est pas à négliger[7].

Quel impact social ?

Il semble certain que le Made in France peut aussi avoir un fort impact social. Car lorsqu’un phénomène, ici le Made in France, peut avoir des impacts positifs sur l’économie française c’est que son impact social est aussi potentiellement important. Entre la création d’emploi, la résilience des territoires aux crises, la création de lien social et la quête de sens, le Made in France postule à une place prépondérante dans l’avenir de notre économie.

En effet, lorsque l’on prend pour exemple les expériences nord-américaines menées au sein du réseau Balle, une relocalisation de 5 à 10 points est entièrement possible et génère un cercle vertueux sur beaucoup de paramètres sociaux tels que l’emploi, les territoires etc.[8]

Il faut réussir à faire en sorte que ce qui est produit sur un territoire soit aussi vendu sur ce même territoire, car la création de lien social fait partie intégrante de la création d’emploi et par conséquent de la croissance. C’est en recréant ce lien entre la demande intérieure et l’industrie qu’il sera possible d’inverser la tendance économique actuelle.

Pour ce faire, il est important d’informer le consommateur sur son potentiel impact s’il était amené à consommer essentiellement français. Par exemple, il faudrait que tout le monde puisse savoir que d’acheter un produit français par rapport un à même produit étranger a un effet multiplicateur de trois sur l’emploi en France. Il faudrait aussi savoir que d’acheter une fois sur deux une paire de chaussures française contribuerait à conserver 55 000 emplois. Il faudrait aussi savoir que d’acheter 1 fois sur 3 un vêtement issu d’une production française permettrait de conserver 160 000 emplois en France. Que du fait de notre modèle de consommation, la filière française du textile est passée de 600 000 emplois en 1985 à 60 000 en 2014 soit une diminution de 900%[9].

Enfin, informer les gens les éduqueraient pour une meilleure consommation. Apprendre à savoir d’où vient le produit, se renseigner sur ses conditions de production, savoir à qui la vente de se produit profite sont des moyens qui aujourd’hui permettent de s’opposer à un système qui repose sur une consommation frénétique de produit dont on ne connaît plus rien, si ce n’est son utilité. Prendre en considération toutes ces informations pourrait permettre à l’économie française de décoller.

En effet, si le principal facteur d’achat n’était plus l’aspect monétaire mais plutôt l’aspect social, local, et environnemental ; la France qui connaît une certaine avance sur ces sujets là à l’international, verrait sa compétitivité augmenter exponentiellement.

Quel impact environnemental ?

Pour finir, il est indéniable qu’en plus des effets positifs que pourrait avoir le Made in France sur l’aspect économie et sociétal, il pourrait aussi avoir un fort impact environnemental.

Effectivement, si notre consommation était majoritairement portée sur des produits issus de productions françaises, notre impact environnemental diminuerait fortement. Au lieu de parcourir plusieurs milliers de kilomètres avant de finir dans nos assiettes, sur nos épaules ou ailleurs, ces produits ne mettraient plus que quelques centaines de kilomètres au maximum pour nous parvenir.

Ensuite, cela permettrait de rendre plus vrais les données sur les émissions de gaz à effet de serre (GES) française. Actuellement, aucune des données liées aux GES des importations n’est comptabilisée, alors que celles-ci représentent aujourd’hui plus d’un tiers de la consommation globale française[10].

Enfin, le fait de relocaliser nos industries en France, nous permettrait d’avoir un meilleur contrôle sur la production et sur les normes en vigueur. Il serait bien plus facile d’aligner nos méthodes de production à nos attentes et nos habitudes de consommation et surtout à notre culture. On observe de plus en plus aujourd’hui des écarts entre les cultures et les différentes manières de produire. Les normes internationales ne sont pas alignées, et comme nous l’a montré l’affaire du Glyphosate, il est difficile d’imposer au niveau international des normes qui fassent consensus.

En conclusion, on observe en France une appétence de plus en plus prononcée pour les produits Made in France. Selon un sondage IFOP, 94 % des français considèrent qu’acheter Made in France est une façon de soutenir les entreprises françaises, 93 % disent qu’il s’agit de préserver l’emploi et les savoirs faire et 86 % adhèrent à l’idée que c’est un acte citoyen[11]. Cependant la consommation de produits Made in France n’a jamais été aussi basse depuis la fin des années 1950, 86,9 % de la consommation globale en 1949 contre 68,5 % en 2017[12].

Un dernier fait intéressant est montré par Sylvain Broyer, économiste chez Natixis, qui explique que depuis vingt ans, à chaque fois que la consommation française croît de 1 %, les importations elles croissent de 1,8 %. Par comparaison, en Allemagne, ce même taux s’élève à 0,8 %[13]. Il en conclue donc qu’en France la consommation crée du déficit commercial ce qui ne peut être considéré comme normal.

Cela montre bien l’inefficacité de notre économie à mettre en relation des besoins avec des solutions locales, et c’est particulièrement ce point pour lequel il est important de se battre, et c’est ce que décide de faire au quotidien le Rêve du Dogon car pour le moment notre rêve du Made in France n’est pas atteint.

 

Rafael FERRER

 

[1] ConsoGlobe, Pourquoi le Made In France a le vent en poupe, paru le 17/10/2017, https://www.consoglobe.com/made-in-france-cg, consulté le 29/10/2017

[2]Le Monde, Il faut réenraciner l’économie dans nos territoires, paru le 11/01/2017 http://abonnes.lemonde.fr/idees/article/2017/01/11/il-faut-reenraciner-l-economie-dans-nos-territoires_5060938_3232.html?xtmc=made_in_france&xtcr=18, consulté le 29/10/2017

[3] Le Monde, L’usine Made In France cherche son second souffle, paru le 20/03/2017, http://www.lemonde.fr/economie/article/2017/03/20/l-usine-made-in-france-cherche-son-second-souffle_5097502_3234.html#Xrjbqxpl8LqXRbMS.99, consulté le 29/10/2017

[4] Idem

[5] Le Monde, « Made in France » : l’espoir après la débâcle, paru le 08/11/2017, http://abonnes.lemonde.fr/economie/article/2017/11/08/made-in-france-l-espoir-apres-la-debacle_5211931_3234.html , consulté le 09/11/2017

[6] CRÉDOC, L’attachement des français au Made in France, paru en novembre 2014, http://www.credoc.fr/pdf/Rapp/R315.pdf, consulté le 29/11/2017

[7] Le Monde, « Made in France » : l’espoir après la débâcle, paru le 08/11/2017, http://abonnes.lemonde.fr/economie/article/2017/11/08/made-in-france-l-espoir-apres-la-debacle_5211931_3234.html , consulté le 09/11/2017

[8] Le Monde, Il faut réenraciner l’économie dans nos territoires, paru le 11/01/2017 http://abonnes.lemonde.fr/idees/article/2017/01/11/il-faut-reenraciner-l-economie-dans-nos-territoires_5060938_3232.html?xtmc=made_in_france&xtcr=18, consulté le 29/10/2017

[9] Fédération Indépendante du Made in France, Quel impact sur l’emploi pour le Made in France ?, paru en novembre 2015, http://www.fimif.net/fimif/docs/Etude-Impact-Emplois.pdf , consulté le 29/11/2017

[10] Le Monde, Il faut réenraciner l’économie dans nos territoires, paru le 11/01/2017 http://abonnes.lemonde.fr/idees/article/2017/01/11/il-faut-reenraciner-l-economie-dans-nos-territoires_5060938_3232.html?xtmc=made_in_france&xtcr=18, consulté le 29/10/2017

[11] Le Monde, Acheter Made in France : Quel impact sur l’emploi ?, paru le 22/11/2016, http://abonnes.lemonde.fr/emploi/article/2016/11/22/acheter-made-in-france-quel-impact-sur-l-emploi_5035918_1698637.html#ef29K3FTIDfFw5KS.99 , consulté le 29/09/2017

[12] Le Monde, « Made in France » : l’espoir après la débâcle, paru le 08/11/2017, http://abonnes.lemonde.fr/economie/article/2017/11/08/made-in-france-l-espoir-apres-la-debacle_5211931_3234.html , consulté le 09/11/2017

[13] Le Monde, Défaite du « made in France » : un produit acheté sur trois vient de l’étranger, paru le 09/08/2017, http://abonnes.lemonde.fr/economie/article/2017/08/09/defaite-du-made-in-france-un-produit-achete-sur-trois-vient-de-l-etranger_5170523_3234.html#Jg7qPyI0pOjh1dsr.99 , consulté le 29/09/2017
 

 

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Une TVA spécifique pour les produits durables : utopie ou nécessité ?

La CAMIF a lancé une pétition à destination des députés pour mettre en place une TVA spécifique aux produits conçus ou achetés de manière responsable. En effet, une nouvelle idée semble naître pour la distribution de produits respectueux de normes sociales et environnementales.

Si vous aussi vous êtes intéressé par cette mesure et qu’il vous semble pertinent de la mettre en place, Le Rêve du Dogon, vous encourage à signer cette pétition et prendre part à ce combat qui pourrait s’avérer salvateur pour tout un pan de l’économie française.

Mais avant de signer, Le Rêve du Dogon vous explique pourquoi il nous semble important de le faire.

Tout d’abord quelques petits rappels sur la TVA :

La Taxe sur la Valeur Ajoutée (TVA), qui est impôt indirect sur la consommation est une taxe qui est intégralement payée par le consommateur final. En France, la TVA se décompose en quatre principaux taux :

  • 20% taux applicable à tous produits n’ayant pas de taux spécifique, c’est-à-dire la grande majorité des ventes de biens et de services.
  • 10% (produits agricoles non transformés ; bois de chauffage ; droits d’entrée des musées, zoos, monuments ; restauration ; etc.)
  • 5,5% (produits alimentaires, livre sur tout support, équipements et services pour handicapés, fournitures de chaleur issue d’énergies renouvelables, etc.)
  • 2,1% (médicaments remboursables par la sécurité sociale, ventes d’animaux vivants de boucherie et de charcuterie, redevance télévision, etc.)

Chaque taux s’applique donc à un type particulier de produits ou services vendus. De fait il existe déjà des fiscalités différentes pour différents types d’activité. Cela constitue un premier argument en faveur de l’élaboration d’un taux de TVA spécifique pour les produits responsables, puisque l’administration sait déjà séparer les taux en fonction des activités.

Quel taux appliquer pour quels enjeux ?

Dans un deuxième temps, la demande de la CAMIF est d’appliquer le taux de 5,5% aux produits responsables. Pourquoi ce taux ? Est-il le plus pertinent ?

Effectivement, il semblerait que le taux de 5,5% soit le plus pertinent car il recouvre aujourd’hui les produits et services de première nécessité. Or, n’est-il pas, à l’heure actuelle, plus que nécessaire de faire attention à la manière dont nous consommons ?

Tous les voyants sont au rouge et les principaux experts du climat et de l’environnement appellent à une mobilisation générale. Les inégalités sociales et économiques au niveau national et international ne cessent de s’accroître. La solution est entre les mains du gouvernement. Avec un taux de TVA réduit, les produits et services issus d’une conception durable pourront enfin être compétitifs. Qui parle de compétitivité parle de rentabilité et n’est-ce pas là un point noir de l’économie française actuelle ?

En adoptant cette mesure, l’effet économique qu’elle engendrerait n’est pas négligeable ! Il y a là l’opportunité d’alimenter un cercle vertueux qui créera de la richesse, des emplois, du pouvoir d’achat et qui permettra à beaucoup de petites entreprises de se voir évoluer positivement tout en proposant des solutions innovantes pour une consommation future plus intelligente que celle actuelle.

De plus le rôle de l’État n’est-il pas d’inciter et d’encourager les citoyens à s’orienter vers un mode de consommation plus responsable ? Avec l’accord de Paris et l’objectif que l’on a fixé à une grande partie de l’humanité (à savoir rester sous la barre des 2°C de réchauffement atmosphérique) la France se doit de montrer l’exemple. Et quel meilleur exemple que de rendre une consommation responsable possible et accessible à tous.

On s’aperçoit donc qu’avec la mise en place d’une telle mesure on répond entièrement à des enjeux de développement durable. En effet, tant sur le plan économique que social et environnemental cette notion peut s’avérer être salvatrice et créatrice d’opportunités pour l’économie française.

Un moyen pertinent de gratifier les pratiques responsables !

Enfin, le principal argument de la CAMIF pour la mise en place de ce nouveau taux, est de différencier clairement les pratiques que peuvent avoir les entreprises engagées et responsables en comparaison avec les entreprises qui base leur business model sur l’exploitation des ressources fossiles et sur l’utilisation d’une main d’œuvre bon marché.

En effet, pourquoi est-ce qu’une entreprise qui fait attention aux matières premières qu’elle utilise, qui surveille les conditions de travail de ses employés, qui participe à la réinsertion professionnelle, qui s’approvisionne en permanence en exigeant des normes très contraignantes et coûteuses auprès de leurs fournisseurs, qui prend du temps pour éco-concevoir ses produits pour limiter au maximum son impact environnemental,  se verraient au final devoir autant à l’administration qu’une entreprise qui n’intègre aucune de ces problématiques dans son business model ?

La question est juste, et dans un monde en pleine transition et en quête de sens, quel sera la réponse apportée par notre gouvernement ?

Nous espérons qu’elle sera la bonne, car il devient plus que nécessaire de démocratiser des pratiques plus justes, plus responsables pour arriver à une économie plus durable.

 

Rafael FERRER

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Made in France / Fabriqué en France / Labels… faisons le point

En Europe, le marquage de l’origine d’un produit non alimentaire est facultatif. Cependant le fabricant peut apposer sur ses produits une mention « Made in… » ou « Fabriqué en… » s’il respecte un certain nombre de règles codifiées par les services douaniers.

En plus des labels comme « Entreprise du patrimoine vivant », « Origine France garantie » ou encore « Terre textile » par exemple, difficile de savoir ce que représentent véritablement ces indications et ce qu’impliquent ces labels. Faisons le point sur cette question.

De plus en plus de Français prêtent attention à la provenance des produits qu’ils consomment. Leur motivation lors de l’achat revêt différentes préoccupation comme la sauvegarde de l’emploi et le soutien à l’économie nationale, la recherche de qualité et de sécurité d’usage ou encore la proximité et le savoir-faire attaché à un territoire. La provenance des produits est devenue un argument de vente mis en avant par les fabricants et commerçants d’autant plus que 77% des français se déclarent prêts à payer plus cher pour acheter français.

Mais comment déterminer l’origine d’un produit ?

Doit-on prendre en compte l’origine des matières premières, les étapes de fabrication, les activités de recherche et de développement nécessaires à la conception du produits ?

Pour déterminer l’origine d’un produit et pouvoir y apposer la mention Made in France, il convient de se reporter à l’article 39 du Code des douanes communautaire et de se familiariser avec une notion un peu barbare : Les règles d’origine non préférentielle.

Les règles sur l’origine non préférentielle sont définies au niveau européen par les articles 22 et 26 du règlement n°2913/92 du Conseil (Code des douanes communautaire) et par les articles 35 à 65 et les annexes 9 à 11 du règlement n°2454/93 de la Commission (Development Assistance Committee). Ce sont ces règles qui permettent d’établir la « nationalité » d’un produits quand le processus de production intervient dans différents pays.

Pour simplifier on pourrait dire que le produits prend l’origine du pays où il a subi la dernière transformation substantielle. Pour chaque catégorie de produit correspond une liste de transformation substantielle qui selon les cas correspondent à une transformation spécifique, un changement de position tarifaire du produit, un critère de valeur ajoutée ou parfois une combinaison de ces critères.

Ainsi une chemise de nuit confectionnée en France à partir de tissu chinois pourra revendiquer l’origine française par exemple.

Pour aller un peu plus loin concernant ces règles sur l’origine non préférentielle nous vous proposons de visionner cette vidéo réalisée par les douanes françaises :

Pour autant cette notion du Made in France n’apporte pas toutes les garanties puisqu’une chemise confectionnée en France à partir de tissu chinois pourra s’en prévaloir autant qu’un produit réalisé en France à partir de matières premières d’origine française. C’est pourquoi depuis quelques années des labels se développent. Nous vous en présentons ici quelques uns et leurs particularités.

 

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Le label « Entreprise du Patrimoine Vivant » est une marque de reconnaissance de l’Etat mise en place pour distinguer des entreprises françaises aux savoir-faire artisanaux et industriels d’excellence. Attribué pour 5 ans, ce label prend en compte la détention d’un savoir-faire rare ou de haute technicité, l’ancienneté de l’implantation géographique. A ce jour plus de 1100 entreprises en sont titulaires (par exemple Armor Lux ou Paraboot).
Plus d’infos : www.patrimoine-vivant.com

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Le label « Origine France Garantie » a été crée en mai 2010. Attribué par l’association Pro France, il retient deux principaux critères : 50% du prix unitaire de revient doit être acquis en France et le produit doit prendre ses « caractéristiques essentielles » en France (Atol, Smuggler)
Plus d’infos : www.originefrancegarantie.fr

france-terre-textileLe label « Terre Textile » met en valeur une aire géographique de référence, par exemple pour « Vosges Terre Textile », il s’agit du massif vosgien, c’est à dire les deux versants des Vosges. Ce label est avant tout un label de terroir car pour l’obtenir l’entreprise candidate doit réaliser au moins 75% des étapes de fabrication dans l’aire géographique de référence.

Plus d’infos : www.franceterretextile.fr

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Le label « Produit en Bretagne » est un label a destination des produits alimentaires et industriels bretons. Pour être habilités à utiliser ce logo, les produits non alimentaires doivent être fabriqués par une entreprise membre  située dans l’un des cinq départements bretons, avoir fait l’objet d’une transformation substantielle en Bretagne, être adaptés à une commercialisation dans au moins un des différents circuits du réseau de distributeurs adhérents de Produit de Bretagne.
Plus d’infos : www.produitenbretagne.bzh

D’autres labels et indications existent sur l’origine des produits et leurs conditions de fabrications, bien qu’aucune obligation n’imposent la mention des origines sur les produits non alimentaires, de plus en plus d’étiquettes et présentations détaillent désormais l’origine des produits et matières utilisées. Pour savoir d’ou viennent et comment sont fabriqués les produits que nous utilisons il faut donc être attentif et ne pas hésiter à poser la question. Au Rêve du Dogon nous pouvons vous renseigner sur l’origine et les conditions de fabrication de l’intégralité des produits que nous vous proposons, n’hésitez pas à nous demander.

 

 

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2017 débute et les campagnes électorales aussi.

Les 23 avril et 7 mai prochain nous voterons pour la présidentielle et les 3 et 17 juin pour les législatives.

Fidèle à ses valeurs, le Rêve du Dogon sera vigilant quant aux objets publicitaires utilisés par les différents partis politiques et candidats.

Nos 20 années d’expérience dans le domaine de la communication par l’objet lors d’élections nous permettent d’affirmer qu’il est possible de faire du Made in France, de choisir un produit éco-conçu tout en respectant les obligations de réactivité, de logistique et de coût d’une campagne électorale.

Tout au long de la campagne nous comptons sur vous aussi afin que les candidats affichent clairement la provenance et les méthodes de conception des produits vendus dans leurs boutiques. Pour notre part, nous ne manquerons pas de les interpeller à ce sujet.

Pour commencer cette année, nous avons sélectionné quelques « classiques » 100% made in France dont les candidats feraient bien de s’inspirer.

 

Le badge du Rhône

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Ce badge Made in France est disponible en différentes tailles, 45, 56 ou 75 mm.

Sa coque métallique est imprimée en couleur haute qualité. Recouvert d’un film brillant pour le protéger, il résiste à la pluie ce qui peut être pratique. Signe de reconnaissance de la tribu, à porter sur les marchés et au quotidien.

 

 

Le drapeau de Normandiedrapeau

Ce drapeau Made in France est fabriqué en Normandie. Personnalisable, il est disponible en format 40*60 et 60*80. Fabriqué en polyester 70gr, il est livre fixé sur une hampe pvc de 80 ou 100 cm. Fait pour être agité avec conviction lors des meetings, sa robustesse transmettra force et courage à votre candidat.

 

 

Le stylo français

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Ce stylo 4 couleurs de fabrication française est le basique de toute campagne électorale : bleu, rouge, noir, vert, à chacun sa couleur pour prendre ou donner des informations de campagne ou noter un rendez-vous.

 

 

 

 

Le Tee shirt du Nordtshirt

C’est bien connu, dans le Nord il fait chaud et c’est la raison pour laquelle nous proposons ce très beau Tee shirt 100% coton peigné et disponible dans différentes couleurs et toutes les tailles habituelles. Avec un marquage cœur et dos, il est le compagnon idéal des militants lors des distributions ou des meetings.

 

 

 

Nous pouvons, bien entendu, proposer d’autres produits de campagne qui accompagneront votre candidat sur la route de la victoire, n’hésitez pas à nous consulter.

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BCORP, la communauté se construit et s’affirme

LE REVE DU DOGON a intégré la communauté BCORP dès son arrivée en France pour promouvoir un principe simple et réaliste : « Les entreprises BCORP ne sont pas les meilleures du monde mais les meilleures pour le monde. »

Parmi les sujets d’actualité chez BCORP, intéressons-nous au microDON. BCORP réfléchit à la mise en place d’une plateforme dédiée aux entreprises BCORP hébergée sur la plateforme microDON pour une offre d’arrondi sur les salaires. Ce n’est qu’un projet que LE REVE DU DOGON colporte.

C’est avant tout l’occasion de communiquer sur l’entreprise microDON qui a développé une solution extrêmement simple pour que l’arrondi d’un paiement, un achat ou un salaire, soit transmis à une association partenaire du commerce ou de l’entreprise. LE REVE DU DOGON aime et donc le partage.

Pour en savoir plus, vous pouvez contacter Clémentine BURESI http://bit.ly/1RsWtlx ou vous connecter sur le site http://www.microdon.org/

 

b corp

SALON PRODURABLE : la communauté BCORP sera présente au salon PRODURUABLE les 30 et 31 mars – Porte Maillot. La communauté BCORP est hébergée sur le stand de l’agence UTOPIES 1ère entreprise française certifiée BCORP. Venez nous rejoindre sur le stand N°59.

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Des objets publicitaires Made In Africa, c’est possible

LE REVE DU DOGON développe un partenariat avec une entreprise française spécialisée dans l’objet publicitaire équitable. Le principe est simple : trouver des commandes en Europe et en France dans l’objet textile, la couture ou le recyclage. Les produits sont fabriqués en Afrique, au Sénégal, dans la banlieue de Dakar, dans 3 ateliers qui emploient des personnes handicapées, des femmes illettrées qui viennent de la rue et des jeunes en situation d’exclusion.

L’objectif est de faire du développement commercial autrement, sans s’appuyer sur l’humanitaire, en faisant du « business social » aime souligner la créatrice Nolwenn Buvat.

Bref, comme le dit fort bien une jeune femme issue de la rue : «  je me rends compte que j’ai de la valeur quand je travaille ».

Cette entreprise porte toutes les valeurs du REVE DU DOGON et également celle de BCORP. On vous informera prochainement d’un partenariat efficace avec Lygo pour que tous nos clients puissent proposer des objets conformes aux normes RSE, Made in Africa.

Pour en savoir plus : http://www.lygo.fr/

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Et le gagnant est…

Nous sommes fiers de vous annoncer que pour la deuxième année consécutive, le Rêve du Dogon a remporté le prix du distributeur de l’année.

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Ce prix décerné par la Fédération des professionnels de la communication par l’objet vient récompenser pour la deuxième année consécutive les efforts que nous mettons en œuvre au quotidien.

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Résultats de l’enquête « satisfaction clients » 2015

Nous avons mené cette année une enquête de satisfaction auprès de nos clients afin d’évaluer leurs attentes et d’améliorer nos services. Cette enquête proposée sous forme de questionnaire à l’ensemble de nos clients nous livre enfin ses enseignements.

Tout d’abord, un premier résultat qui ne peut que nous flatter, 100% des sondés qui ont répondu à notre enquête se déclarent satisfaits des produits et services du Rêve du Dogon, 70% se déclarent même très satisfaits.

Au niveau des critères importants concernant les produits, la question du rapport qualité/ prix est la réponse la plus donnée, viennent ensuite la question du développement durable et de la variété de nos propositions. En troisième position sur le podium des critères produits importants pour nos clients nous retrouvons la question de l’originalité et du Made In France.

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Au niveau des services, cette enquête nous apprend qu’il s’agit des conseils et de l’accueil téléphonique qui arrivent en première position de vos attentes. Viennent ensuite le respect des délais et le suivi des commandes puis le service après-vente et la qualité du transport.

Rentrons un peu plus dans le détail :

97% des personnes ayant répondu à l’enquête se déclarent satisfaits ou très satisfaits de l’accueil téléphonique qui leur est réservé, il s’agit du service le plus plébiscité  par nos clients.  72% se déclarent satisfaits ou très satisfaits du service après-vente, point qui retient toute notre attention, même si le recours au SAV est extrêmement rare, nous devons offrir à nos clients le même niveau de satisfaction.

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Au niveau des produits, c’est bien l’originalité des produits proposés qui rencontre le plus d’adhésion puisque nous arrivons au score de 100% de clients très satisfaits ou satisfaits. Notre gamme développement durable recueille 80% de satisfaction. Cette gamme que nous travaillons à enrichir au quotidien peut être encore améliorer.

 

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Enfin dernière question de notre enquête, nous nous interrogions sur la pertinence de l’envoi du catalogue papier. Sur ce point les avis sont plus partagés car 53% des personnes répondent ne plus souhaiter recevoir le catalogue papier car, principalement, ils consultent le catalogue en ligne ou font appel à nos conseils et 47% déclarent souhaiter continuer à le recevoir car cela permet notamment de trouver des idées en le feuilletant et apparaît comme plus pratique.

Pour consulter les détails de l’enquête de satisfaction 2015 c’est par ici : Rapport-sondage2015

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Le 22 octobre, B CORP France dévoile ses 25 membres fondateurs en France. Le Rêve du Dogon en fera-t-il parti ?

B CORP une communauté de 1450 entreprises partageant le même projet :

Montrer que les entreprises privées (for profit) peuvent mettre leur efficacité et leur créativité au service de l’intérêt général (for purpose).

B CORP  un label révolutionnaire

Ce label est révolutionnaire car il distingue les entreprises qui dirigent en priorité leurs efforts vers le bien commun sans négliger le bénéfice car rappelons que le B de BCORP signifie Bénéfices.  BCORP allie donc deux valeurs, le bien commun et le bénéfice.

B CORP, servir d’autres intérêts que ceux des actionnaires 

Ces entreprises ont choisi de mobiliser le pouvoir de l’entrepreneuriat pour le mettre au service du bien commun avec des engagements sociaux, environnementaux et Sociétaux.

ONG BCORP a créé un label qui fédère 1450 entreprises du secteur privé telles que Patagonia, Natura, Etsy, Kickstarter… dans 42 pays

Influer sur les lois : Aux USA, plus 30 états ont créé un nouveau statut juridique sous le nom de Benefit Corporation. Les entreprises sous le statut Benefit Corporation s’engage formellement à servir d’autres intérêts que ceux de leurs seuls actionnaires. 

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BCORP France http://magazine.ouishare.net/fr/2015/10/500-entreprises-b-corp-en-france-dici-3-ans/

Pour obtenir ce label, il faut satisfaire à 200 critères de performances sociale, environnementale et sociétale mais aussi prendre des engagements en termes de transparence.

L’ONG BCORP met à disposition des outils comme le B IMPACT (utilisable par toutes les entreprises pour s’évaluer sans obligation de poursuivre) et le B ANALYTICS.

BCORP France est animée par L’agence Utopies, première entreprise certifiée B CORP en France.

Le Rêve du Dogon est fier et heureux de participer à l’aventure. Nous nous sentons moins seuls à vouloir penser un monde solidaire.

Nous allons essayer d’être à la hauteur des enjeux, mais nous aurons besoin de vous pour réussir.

Merci de soutenir BCORP en France en suivant son développement sur twitter : BCORP_FR

Consultez le communiqué de presse de lancement de B-Corp

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Les partis politiques et les produits dérivés

Vous en avez sûrement entendu parler cet été, avec la publication de l’enquête sur l’origine des produits dérivés des partis politiques menée par la Fédération Indépendante du Made In France (FIMIF), les partis politiques français ne sont pas forcément les plus engagés pour défendre le Made in France lorsqu’il s’agit de leurs produits dérivés.

Petit retour sur cette enquête très instructive menée par la FIMIF auprès de 8 partis politiques et de la boutique de l’Assemblée Nationale. En résumé, il y a encore pas mal de travail !  Les partis politiques, souvent par manque d’intérêt se sont parfois abstenus de répondre ou pire, ont répondu à côté de la réalité.

Ainsi, fiers d’arborer les couleurs du Made in France comme un combat, certains partis semblent l’ignorer dans leur pratique quotidienne.

En effet, il ressort de cette enquête que la plupart des partis politiques interrogés ne font pas fabriquer leurs produits dérivés en France ou ne connaissent pas leurs origines, laissant imaginer que cette question ne les préoccupe pas énormément. Pourtant au Rêve du Dogon nous abordons cette question avec les différents partis politiques et syndicats avec lesquels nous travaillons depuis des années.

 

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En rentrant un peu plus dans le détail nous pouvons constater qu’aucun des partis interrogés ne fait fabriquer l’intégralité de ses Tee-Shirts en France. Certes le PS déclare dans cette enquête avoir recours à certains Tee-shirts fabriqués en France mais le reste de ceux utilisés provient du Bangladesh, du Vietnam, du Kenya ou encore du Portugal. Concernant le PRG, l’UDI ou encore Les Républicains, l’intégralité des Tee-shirts recensés au moment de l’enquête provenaient du Bangladesh d’après leurs déclarations.

L’enquête affirme qu’il n’est pas difficile de se procurer des Tee-Shirts Made in France. La réalité n’est pas si simple : délais d’approvisionnement, coûts, réseaux de distribution, quantités disponibles posent souvent problème et ce sont les raisons pour lesquelles il nous est arrivé de proposer des Tee-Shirts européens pour répondre aux demandes de partis politiques.

Pour autant, les raisons avancées par les partis politiques pour expliquer leurs lointains approvisionnements peuvent laisser perplexes les professionnels que nous sommes.

Parmi elles :

 

-Le fait que leur boutique ne soit pas stratégique et le recours aux prestataires extérieurs pour leurs approvisionnements.

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Connaissant les efforts réalisés pour ces éléments de propagande politique nous ne pouvons croire une seconde que cela ne soit pas stratégique. Car les Tee-Shirts, badges, arborés par les militants lors des meetings et des « porte-à-porte » sont une part importante de la communication des partis politiques, notamment en période de campagne électorale où ils sont toujours dans le champ des caméras. D’ailleurs les budgets consacrés ne laissent aucun doute sur l’importance des goodies et autres objets de communication pour les différents partis.

De même le recours à des prestataires extérieurs n’est en rien une excuse, puisque justement ces prestataires extérieurs sont à même de les conseiller et de leur proposer des produits dont l’origine et les conditions de fabrication sont connues et affichées. Nous rencontrons souvent cette situation et suggérons des productions de proximité lorsque cela est possible. De même, il nous est arrivé à différentes reprises d’alerter nos clients sur l’erreur de ne pas privilégier le Made in France.

 

« Les garanties de traçabilité des produits sont très difficiles à obtenir… »

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Depuis plusieurs années, en plus de pouvoir garantir le lieu de fabrication des produits, nous pouvons garantir les conditions de fabrication, les matériaux utilisés, le niveau de RSE des fournisseurs avec lesquels nous travaillons. C’est une exigence de notre engagement pour un développement durable.

C’est ainsi que nous avons pu, lors de campagne présidentielle de 2012, réaliser pour l’un des partis cité dans l’enquête, des articles exclusivement fabriqués en France ou en Europe, conformément aux souhaits de notre client.

Nous nous efforçons de sensibiliser nos clients, non seulement au Made in France, mais plus largement au Développement Durable, nous le faisons avec conviction, car nous pensons qu’il est de la responsabilité de chacun de prendre en considération ces préoccupations et de les appliquer dans ses actes quotidiens.

 

« Presque tous les partis ont une forte marge de progression «

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Si certaines réponses de l’enquête ne sont pas dans les faits le reflet de la réalité, si elles sont surprenantes, voire inquiétantes, elles ont le mérite de pointer la méconnaissance de certains « responsables » politiques, sur les enjeux de la société, le décalage entre leurs actes et leurs discours, l’ignorance de l’histoire récente de leur parti.

On peut donc facilement espérer que le travail de La FIMIF accélère la réflexion et une évolution des partis sur leur politique d’achats responsables.

A suivre.

 

 

Pour aller plus loin :

Consulter l’enquête de la FIMIF – Enquête Origine des produits des partis politiques

Prochainement l’article avec nos réponses à l’enquête.