Le Made in france

Le Made in France : une importante opportunité économique

Le week-end du 10 au 12 novembre 2017 c’est le salon du Made in France à la porte de Versailles à Paris. C’est pourquoi le Rêve du Dogon a décidé de faire un focus sur l’impact que pourrait avoir le Made in France sur l’économie française.

Selon Le guide des produits made in emplois : ou comment consommer contre le chômage de Charles Huet, paru en 2013, le nombre d’entreprise produisant en grande majorité des produits dits « Made in France » aurait doublé entre 2013 et 2016.[1]

Mais le fait de voir ce nombre doubler en a peine trois ans, ne signifie en rien que le Made in France a remporté son pari. Au contraire cela doit pousser les entreprises, les institutions et les consommateurs à faire mieux. Car aujourd’hui, en France, pour un même secteur ou pire encore pour un même produit ou service, nous exportons la grande majorité de ce que nous produisons, alors que dans un même temps nous importons la grande majorité de ce que nous consommons, quelle aberration ![2]

Le Made in France doit être vu comme étant une opportunité pour contrer la désindustrialisation de notre territoire national. Depuis 2009, selon l’observatoire TRENDEO, ce sont près de 600 usines qui ont disparu (différence entre les ouvertures et les fermetures). Ce chiffre illustre parfaitement le million d’emploi qui ont également disparu en à peine 20 ans, et la part deux fois moins importante de l’industrie dans notre économie, à savoir 12% aujourd’hui contre 25 % dans les années 1960.[3]

C’est pour cela que nous souhaitons montrer que le Made in France peut être un très bon levier pour l’économie française, une formidable opportunité pour relocaliser l’emploi mais aussi un très bon facteur d’amélioration de notre performance environnementale qui pourrait inscrire la France dans une démarche pérenne de développement durable.

Quel impact économique ?

Le Made in France pourrait avoir un fort impact sur l’économie française mais seulement si une grande partie de ce que nous produisons restait en France.

Or, comme l’indique le degré d’autonomie français, c’est à dire la part de la production locale qui est effectivement intégrée dans les biens ou services consommés par les ménages, l’exemple de la France n’est pas à suivre. En effet au niveau national, cette part s’élève à 49% et descend entre 25 % et 10 % pour une moyenne-grande aire urbaine et passe entre 10 % et 2 % pour les territoires ruraux et les petites aires urbaines[4]. Autrement dit, plus vous êtes dans une zone rurale ou une petite commune, plus vous serez dépendants de la mondialisation.

De plus, la part des importations dans la consommation française n’a cessé de croître depuis la fin des années 1960 passant de 13 % environ à 33 % lors de l’année 2017.

MIF

Dans le même temps, la part du made in France dans le marché intérieur passe de 86,9 % en 1949 à 68,5 % en 2017[5].

Ces chiffres mettent bien en relief la nécessité pour l’économie française de réintégrer au sein de son tissu industriel de nouvelles industries permettant de générer de l’emploi et de la croissance.

Selon une étude menée en 2014 par le Centre de Recherche pour l’Étude et l’Observatoire des Conditions de Vie (CRÉDOC), les français sont de plus en plus attachés au Made in France. Un consommateur sur deux déclare privilégier les produits français et 68 % d’entre eux estiment que les produits fabriqués en France sont de meilleure qualité que les biens produits en dehors de l’Europe[6].

Cependant, les français n’ont jamais consommé aussi peu de produits français de toute leur histoire. Le lien entre l’impact de la désindustrialisation et l’échec du Made in France semble donc apparaître et la nécessité de refonder une industrie en France devient plus qu’urgente. En effet, la meilleure répartition des profits et des investissements dans l’industrie couplée à un coût salarial français inférieur à celui de l’Allemagne laisse penser qu’une reprise de l’industrie peut être possible en 2018. Mais cela n’est pas certain, car comme le souligne l’économiste Denis Ferrand, le risque que l’industrie soit trop atrophiée et que les mesures pour la sauver aient été trop tardives existe réellement et n’est pas à négliger[7].

Quel impact social ?

Il semble certain que le Made in France peut aussi avoir un fort impact social. Car lorsqu’un phénomène, ici le Made in France, peut avoir des impacts positifs sur l’économie française c’est que son impact social est aussi potentiellement important. Entre la création d’emploi, la résilience des territoires aux crises, la création de lien social et la quête de sens, le Made in France postule à une place prépondérante dans l’avenir de notre économie.

En effet, lorsque l’on prend pour exemple les expériences nord-américaines menées au sein du réseau Balle, une relocalisation de 5 à 10 points est entièrement possible et génère un cercle vertueux sur beaucoup de paramètres sociaux tels que l’emploi, les territoires etc.[8]

Il faut réussir à faire en sorte que ce qui est produit sur un territoire soit aussi vendu sur ce même territoire, car la création de lien social fait partie intégrante de la création d’emploi et par conséquent de la croissance. C’est en recréant ce lien entre la demande intérieure et l’industrie qu’il sera possible d’inverser la tendance économique actuelle.

Pour ce faire, il est important d’informer le consommateur sur son potentiel impact s’il était amené à consommer essentiellement français. Par exemple, il faudrait que tout le monde puisse savoir que d’acheter un produit français par rapport un à même produit étranger a un effet multiplicateur de trois sur l’emploi en France. Il faudrait aussi savoir que d’acheter une fois sur deux une paire de chaussures française contribuerait à conserver 55 000 emplois. Il faudrait aussi savoir que d’acheter 1 fois sur 3 un vêtement issu d’une production française permettrait de conserver 160 000 emplois en France. Que du fait de notre modèle de consommation, la filière française du textile est passée de 600 000 emplois en 1985 à 60 000 en 2014 soit une diminution de 900%[9].

Enfin, informer les gens les éduqueraient pour une meilleure consommation. Apprendre à savoir d’où vient le produit, se renseigner sur ses conditions de production, savoir à qui la vente de se produit profite sont des moyens qui aujourd’hui permettent de s’opposer à un système qui repose sur une consommation frénétique de produit dont on ne connaît plus rien, si ce n’est son utilité. Prendre en considération toutes ces informations pourrait permettre à l’économie française de décoller.

En effet, si le principal facteur d’achat n’était plus l’aspect monétaire mais plutôt l’aspect social, local, et environnemental ; la France qui connaît une certaine avance sur ces sujets là à l’international, verrait sa compétitivité augmenter exponentiellement.

Quel impact environnemental ?

Pour finir, il est indéniable qu’en plus des effets positifs que pourrait avoir le Made in France sur l’aspect économie et sociétal, il pourrait aussi avoir un fort impact environnemental.

Effectivement, si notre consommation était majoritairement portée sur des produits issus de productions françaises, notre impact environnemental diminuerait fortement. Au lieu de parcourir plusieurs milliers de kilomètres avant de finir dans nos assiettes, sur nos épaules ou ailleurs, ces produits ne mettraient plus que quelques centaines de kilomètres au maximum pour nous parvenir.

Ensuite, cela permettrait de rendre plus vrais les données sur les émissions de gaz à effet de serre (GES) française. Actuellement, aucune des données liées aux GES des importations n’est comptabilisée, alors que celles-ci représentent aujourd’hui plus d’un tiers de la consommation globale française[10].

Enfin, le fait de relocaliser nos industries en France, nous permettrait d’avoir un meilleur contrôle sur la production et sur les normes en vigueur. Il serait bien plus facile d’aligner nos méthodes de production à nos attentes et nos habitudes de consommation et surtout à notre culture. On observe de plus en plus aujourd’hui des écarts entre les cultures et les différentes manières de produire. Les normes internationales ne sont pas alignées, et comme nous l’a montré l’affaire du Glyphosate, il est difficile d’imposer au niveau international des normes qui fassent consensus.

En conclusion, on observe en France une appétence de plus en plus prononcée pour les produits Made in France. Selon un sondage IFOP, 94 % des français considèrent qu’acheter Made in France est une façon de soutenir les entreprises françaises, 93 % disent qu’il s’agit de préserver l’emploi et les savoirs faire et 86 % adhèrent à l’idée que c’est un acte citoyen[11]. Cependant la consommation de produits Made in France n’a jamais été aussi basse depuis la fin des années 1950, 86,9 % de la consommation globale en 1949 contre 68,5 % en 2017[12].

Un dernier fait intéressant est montré par Sylvain Broyer, économiste chez Natixis, qui explique que depuis vingt ans, à chaque fois que la consommation française croît de 1 %, les importations elles croissent de 1,8 %. Par comparaison, en Allemagne, ce même taux s’élève à 0,8 %[13]. Il en conclue donc qu’en France la consommation crée du déficit commercial ce qui ne peut être considéré comme normal.

Cela montre bien l’inefficacité de notre économie à mettre en relation des besoins avec des solutions locales, et c’est particulièrement ce point pour lequel il est important de se battre, et c’est ce que décide de faire au quotidien le Rêve du Dogon car pour le moment notre rêve du Made in France n’est pas atteint.

 

Rafael FERRER

 

[1] ConsoGlobe, Pourquoi le Made In France a le vent en poupe, paru le 17/10/2017, https://www.consoglobe.com/made-in-france-cg, consulté le 29/10/2017

[2]Le Monde, Il faut réenraciner l’économie dans nos territoires, paru le 11/01/2017 http://abonnes.lemonde.fr/idees/article/2017/01/11/il-faut-reenraciner-l-economie-dans-nos-territoires_5060938_3232.html?xtmc=made_in_france&xtcr=18, consulté le 29/10/2017

[3] Le Monde, L’usine Made In France cherche son second souffle, paru le 20/03/2017, http://www.lemonde.fr/economie/article/2017/03/20/l-usine-made-in-france-cherche-son-second-souffle_5097502_3234.html#Xrjbqxpl8LqXRbMS.99, consulté le 29/10/2017

[4] Idem

[5] Le Monde, « Made in France » : l’espoir après la débâcle, paru le 08/11/2017, http://abonnes.lemonde.fr/economie/article/2017/11/08/made-in-france-l-espoir-apres-la-debacle_5211931_3234.html , consulté le 09/11/2017

[6] CRÉDOC, L’attachement des français au Made in France, paru en novembre 2014, http://www.credoc.fr/pdf/Rapp/R315.pdf, consulté le 29/11/2017

[7] Le Monde, « Made in France » : l’espoir après la débâcle, paru le 08/11/2017, http://abonnes.lemonde.fr/economie/article/2017/11/08/made-in-france-l-espoir-apres-la-debacle_5211931_3234.html , consulté le 09/11/2017

[8] Le Monde, Il faut réenraciner l’économie dans nos territoires, paru le 11/01/2017 http://abonnes.lemonde.fr/idees/article/2017/01/11/il-faut-reenraciner-l-economie-dans-nos-territoires_5060938_3232.html?xtmc=made_in_france&xtcr=18, consulté le 29/10/2017

[9] Fédération Indépendante du Made in France, Quel impact sur l’emploi pour le Made in France ?, paru en novembre 2015, http://www.fimif.net/fimif/docs/Etude-Impact-Emplois.pdf , consulté le 29/11/2017

[10] Le Monde, Il faut réenraciner l’économie dans nos territoires, paru le 11/01/2017 http://abonnes.lemonde.fr/idees/article/2017/01/11/il-faut-reenraciner-l-economie-dans-nos-territoires_5060938_3232.html?xtmc=made_in_france&xtcr=18, consulté le 29/10/2017

[11] Le Monde, Acheter Made in France : Quel impact sur l’emploi ?, paru le 22/11/2016, http://abonnes.lemonde.fr/emploi/article/2016/11/22/acheter-made-in-france-quel-impact-sur-l-emploi_5035918_1698637.html#ef29K3FTIDfFw5KS.99 , consulté le 29/09/2017

[12] Le Monde, « Made in France » : l’espoir après la débâcle, paru le 08/11/2017, http://abonnes.lemonde.fr/economie/article/2017/11/08/made-in-france-l-espoir-apres-la-debacle_5211931_3234.html , consulté le 09/11/2017

[13] Le Monde, Défaite du « made in France » : un produit acheté sur trois vient de l’étranger, paru le 09/08/2017, http://abonnes.lemonde.fr/economie/article/2017/08/09/defaite-du-made-in-france-un-produit-achete-sur-trois-vient-de-l-etranger_5170523_3234.html#Jg7qPyI0pOjh1dsr.99 , consulté le 29/09/2017
 

 

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La Nuit des Relais : sportifs et militants !

Le 24 novembre prochain au stade Ladoumègue, dans le 19 ème arrondissement de Paris, aura lieu la Nuit des Relais. Cette manifestation qui prend place pour la deuxième année consécutive a pour objectif de collecter un maximum de fonds pour lutter contre les violences qui sont faites aux femmes chaque année.

Lors de l’édition 2016 c’est plus de 33 000 euros qui ont été collectés pour la lutte contre les violences faites aux femmes. Cette année l’objectif est de faire encore plus ! Grâce à la présence en 2016 de plusieurs sportifs de haut niveau (Laura Flessel, Christine Aaron, Christophe Dugarry, Stéphane Diagana, Malia Metella et beaucoup d’autres encore) la Fondation des Femmes a réaliser une très belle collecte et un très bel événement.

Pour participer à la nouvelle édition et prendre part à cette merveilleuse aventure il vous suffit de vous inscrire vous et votre équipe en suivant ce lien. Vous avez jusqu’au 3 novembre pour vous inscrire alors n’hésitez plus !

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Actualité artistique, en avant toute, direction la Géorgie

LE REVE DU DOGON fidèle à ses engagements artistiques et humanitaires, soutient Molécule G qui s’est produit le 19 mars dernier dans la capitale Géorgienne, à Tbilissi dans le cadre de la semaine de la francophonie

Un grand moment pour Gérard Verran qui se définit comme le créateur d’ambiances de voyages atmosphériques, qui s’intéresse à la musique concrète et contemporaine et à travers le monde. C’est l’occasion d’associer à la musique électronique française des instruments de musiques locaux ancestraux et des danseurs. Soutenu par l’Institut français et l’Ambassade de France, ce travail avec des artistes locaux a été présenté à l’occasion d’un spectacle unique à Tbilissi.

Pour LE REVE DU DOGON, c’est l’occasion de joindre à l’agréable l’utile, de se faire ambassadeur du Made in France.

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C’était le 10 juin et ça va continuer

Le 10 juin dernier, nous organisions une soirée dans notre showroom parisien, pour fêter nos 10 ans de collaboration avec l’artiste Nowart et présenter notre engagement en faveur du développement durable.

Intitulée « Une passerelle humaniste entre l’art et l’objet publicitaire », sur la base d’un très bel écrit de l’écrivaine Aurore Jesset que vous pouvez consulter sur notre site, cette soirée a été l’occasion de réaffirmer l’ADN du Rêve du Dogon en tant qu’entreprise militante et tournée vers l’avenir.

Réunissant de nombreux clients, amis et partenaires, dans une ambiance conviviale, ce moment de partage nous a permis de renforcer la conviction qu’une autre manière de faire de l’objet publicitaire est possible.

Ce travail que nous menons depuis des années pour intégrer le développement durable au sein de la communication par l’objet (pour en savoir plus sur ce thème c’est par ici) entame une nouvelle phase, et régulièrement vous entendrez parler ici de notre engagement et de nos efforts à ce sujet.

Cette soirée fût aussi l’occasion d’illustrer notre engagement artistique, en présentant des œuvres d’artistes avec lesquels nous collaborons au quotidien. Avec ces artistes engagés dans la vie de la cité, qui partagent notre ambition d’agir pour bâtir ensemble un monde meilleur, nous allons proposer des produits qui feront le lien entre l’Art et la communication par l’objet.

Nous vous proposons de revivre ici cette soirée avec une sélection de quelques vidéos et photos. Pour voir l’ensemble des vidéos vous pouvez vous rendre sur notre page youtube, ainsi que sur notre page facebook pour les photos.

Tout d’abord une petite vidéo de clients concernant notre engagement pour le développement durable :

Une interview de l’artiste Nowart qui revient sur la collaboration avec le Rêve du Dogon :

Enfin, une sélection de quelques photos de la soirée et d’œuvres présentées sur lesquelles vous pouvez cliquer pour un affichage grand format :

Cette soirée du 10 juin restera pour nous une étape importante dans l’engagement de notre entreprise. Engagement que nous souhaitons partager plus encore avec nos clients et partenaires.

Parce que nous sommes convaincus que l’intégration des problématiques de développement durable, au niveau de la communication par l’objet et dans le domaine des cadeaux d’affaires, est une nécessité pour notre métier et pour le monde dans lequel nous aspirons à vivre. Nous pensons aussi que cette prise de conscience est l’affaire de tous. Vous pouvez compter sur nous pour vous aider à choisir des objets dont vous pourrez être fiers à tout point de vue.

 

Aurore Jesset

UNE PASSERELLE HUMANISTE ENTRE L’ART ET L’OBJET PUBLICITAIRE

Aurore Jesset portrait

Ecrit par Aurore Jesset pour le Rêve du Dogon et Nowart

Avril/mai 2015

Depuis sa création en 2001, le Rêve du Dogon s’inscrit dans une démarche soucieuse des réalités environnementales, sociales et économiques. Son  éthique vise  le respect de tous les partenaires impliqués dans les étapes successives des projets réalisés. Acteur du développement durable,  La responsabilité est un axe central. Responsable des enjeux individuels et collectifs, l’équipe du Rêve du Dogon développe son expertise en suivant sans relâche ce fil conducteur. Ainsi, Patrick Lafon, à l’origine de la structure, poursuit son engagement militant  au service de l’équité.

Dans ce contexte, le Rêve du Dogon voit dans l’objet publicitaire un facteur de lien entre les individus lorsque le message s’adresse à tous, telle une valeur fondatrice à partager. Les premières organisations ethniques se sont tissées autour de la circulation des objets. En effet, de l’utilité au symbole, donner ou recevoir l’objet, participe depuis la nuit des temps aux liens entre les hommes. Sensibles à l’ancrage de l’objet dans l’histoire des civilisations, le Rêve du Dogon s’affirme du côté de l’objet  déterminé par une histoire humaine. Ainsi, l’objet publicitaire, usuellement prétexte à la promotion, devient une entité qui fait voyager par ce qu’il raconte.

Les valeurs humanistes constituent une orientation centrale du Rêve du Dogon. Ses choix et ses stratégies en témoignent. En l’occurrence, un partenariat régulier avec des artistes enrichit l’ouverture et la qualité de ses projets.

 

L’art au cœur de la culture, agent essentiel du maillage social, doit selon Patrick Lafon  prendre sa place dans le développement durable.

La promotion du développement durable associé au génie artistique, témoin des méandres de l’existence que l’art sublime,  vise des objets de qualité porteurs d’un sens majeur. Ainsi, chacun et chacune se reconnait dans l’objet en tant qu’il représente des valeurs primordiales et qu’il procure du plaisir par sa conception esthétique. L’implication affective devient alors possible par l’attachement et la résonance identitaire suscités par les qualités de l’objet. Vivre l’objet dans son quotidien ou le transmettre prend alors toute sa dimension.

Patrick Lafon voit dans l’art une passerelle  à valoriser entre les trois pôles incontournables du développement durable, c’est-à-dire, dans l’équilibre des domaines économique, social et environnemental.  Entre l’artisanat et l’art écologique, le Rêve du Dogon revendique le  respect de l’homme et de la planète par une conception novatrice de l’objet.

 

2015 célèbre dix années de partenariat avec  Arnaud Rabier alias Nowart,  artiste plasticien complet tant ses domaines techniques et esthétiques sont multiples.

Nowart et Patrick Lafon partagent un même regard sur le monde et la vie. Tous deux croient en l’homme, en ses ressources positives dont l’amour. D’après eux, cette énergie universelle est la condition des changements profonds et nécessaires. Ils déplorent qu’elle soit trop souvent négligée au profit des défis modernes tels que le pouvoir et la rentabilité.

L’artiste et le publicitaire sont sensibles  aux traditions de certaines régions du monde tournées vers la recherche d’harmonie, entre les individus, les générations, ainsi qu’entre l’homme et la nature. Nowart s’est rendu de nombreuses fois dans la partie Ouest du continent africain pour y semer les couleurs du lien par des actions « fleurs ». Et selon l’anecdote, le Rêve du Dogon doit son nom à la rencontre d’un habitant dogon du quartier parisien. Ses récits d’ailleurs par ses histoires du pays laissent à Patrick Lafon un souvenir plein d’humanité.

La poésie relie les deux hommes. D’un côté, celle des fleurs dodues, créatrices de liens entre les habitants des quartiers éprouvés par les drames de l’histoire ou la pauvreté, et de l’autre côté, la poésie d’un nom propice au voyage et d’une conception humaniste de l’objet.

Parrain du projet fleurs depuis le début par son mécénat et ses réalisations diverses (tee-shirts, expositions…), le Rêve du Dogon soutient Nowart dans ses immersions successives. L’artiste,  pèlerin du terreau humain, continue à répandre ses graines de générosité. Le parcours s’allonge, les fleurs s’épanouissent d’Afrique du sud à l’Afrique de l’ouest. Moins loin, elles traversent plusieurs régions de France, et bientôt le Brésil. Les graines n’en finissent pas d’éclore.

 

Un projet  commun mêlant artisanat et art écologique à Samba Dia (Sénégal) sera à l’origine d’une dynamique forte en développement durable. Alliant  l’humain, l’art, l’économie, et la sauvegarde de l’environnement, une activité locale réalisera des sacs tricotés  à partir des déchets plastiques dispersés dans les alentours. Le processus de fabrication, le choix des matériaux,  le concept esthétique et les stratégies de commercialisations seront pensés selon les compétences respectives  du Rêve du Dogon et de Nowart, ainsi que celles d’autres spécialistes partenaires.

Actuellement, un événement prochain se prépare. Nowart est invité à participer à une importante manifestation internationale, premier grand festival franco-brésilien de Rio « Planeta Ginga », en octobre 2015, organisé par Mathias Cassel alias Rockin’ Squat (auteur, compositeur, interprète français, fondateur du groupe de Hip Hop Assassin) et de Freddy Vitorino, producteur brésilien de cinéma.

L’initiative est soutenue par Omar Sy, Wagner Moura et de nombreuses célébrités artistiques (cinéma, musique, graff…) seront à l’affiche. Le projet vise l’accès à la culture aux habitants des favelas et à dynamiser le lien dans la mixité sociale et culturelle.

Nowart investira avec ses complices l’artère principale de la favela , pour y peindre avec grands et petits des quartiers, des fleurs, mais aussi des portraits des familiers du lieu. « Le chemin des fleurs » se tiendra à pétales déployés pour l’ouverture du festival. Puis, tel un poumon végétal, il se gonflera du bouillonnement humain et artistique durant deux jours.  Aussi, le peintre participera à une fresque murale collective d’envergure. Pour l’artiste, la fleur symbolise  « la complexité de la nature humaine traversée par la vie, l’amour, la mort (…) La diversité, la différence, la dimension du « vivre ensemble »(…) sont des notions cruciales véhiculées par le thème de la fleur ».* Son traitement singulier des portraits traduit cette même densité.

Le Rêve du Dogon rejoint Nowart sur ce projet franco-brésilien et vous propose d’être acteur de la suite du long chemin déjà parcouru par le jardinier des cœurs, de Marseille à Soweto et bientôt à Rio, avec  cinq fleurs, symboles des cinq continents de la planète et des cinq doigts de la main. S’il vous reste une part de rêve pour la cause humaine, participez à la poursuite du voyage, en collant sur les murs, les affiches aux corolles épanouies.  Elles seront relayées par Nowart à Rio par les collages qu’il réalisera comme vous. De Paris à Rio, et partout dans le monde,  chacun  a son coin de verdure à défricher pour que se fertilise l’amour et la solidarité entre les hommes, parce que le sourire d’une fleur, quelques soit sa couleur, son odeur et sa terre d’origine a le droit à la lumière.

 

Patrick Lafon et son équipe cultivent une démarche publicitaire aux couleurs de l’émotion. L’art et le développement durable forment une belle alliance pour  favoriser cette énergie vitale qui rassemble, et plus encore,  elle promet le déploiement d’un nouvel art de vivre. De l’objet utilitaire à l’objet utile en tant qu’il s’anime d’un sens fondateur, la philosophie du Rêve du Dogon affirme une éthique au service de la dignité individuelle  et des valeurs collectives.

Aurore Jesset  est psychanalyste, écrivaine, interprète d’art.  http://www.aurorejesset.net/

Le texte disponible  en version audio sur www.nowartproject.com

 

*De l’art et du lien par Aurore Jesset dans Arnaud Rabier Nowart, du graffiti à l’Art in Space 

Editions LVE – 2014

9791030900255r

Blanche des oublies

Au Jardin des Plantes, à Paris. Une chatte noire, en chaleur, s’offre, dépitée, à des chats. Un ange passe et ricane. Du trio de chatons blancs, issu de cette aventure, une femelle conduira la France à une révolution inattendue. Si l’Histoire paraît chamboulée, les Français se passionnent pour la fée qui parle leur langue. Les salons des élites de la République, s’ouvrent à elle généreusement.

« Blanche des Oublies », ainsi nommée par le second de ses maîtres, sera le premier mammifère, hors la lignée humaine, à accéder à la magistrature suprême. Ce chef d’État particulier fera-t-il mieux que ses prédécesseurs ? La République « chattante », en portant aux nues, et face à la Raison, une minette au Verbe ironique, parfois sarcastique, saura-t-elle éviter les pièges, la tentation au complot et à la sédition armée d’un océan de rats ?

Ce conte moderne — une chatte et des hommes — quoique légende par sa métaphore, est servi par une somptueuse écriture picturale.

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Cette œuvre, réalisation de Daniel Cohen et Ellis A. Ware que nous vous présentons ici en quelques mots :

Daniel Cohen, écrivain et éditeur, a créé les Éditions Orizons et a publié « Eaux dérobées » en 2010, a composé la féerie avec le désir de lui conférer un profil réaliste et de métamorphoser la réalité en conte prodigieux mais très contemporain ;.

Ellis A. Ware, peintre, a su coller au souffle de l’œuvre et à en tirer un poème, léger tout en étant travaillé, épique tout en demeurant satirique. Sa réalisation picturale est une oeuvre dans l’oeuvre. Dix années ont été nécessaires à la fabrication du diptyque.

Disponible aux éditions Orizons, cet ouvrage illustré en couleur de 684 pages dont vous pouvez consulter un extrait en cliquant ici est dès à présent commandable au prix de 47,50€, alors laissez-vous séduire par l’aventure extraordinaire de Blanche.

 

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THE VAN GOGH EXPERIENCE

A partir du 4 avril s’ouvrira au château d’Auvers-sur-Oise THE VAN GOGH EXPERIENCE.

Nous sommes très heureux de vous présenter le teaser de la nouvelle exposition coordonnée par l’artiste Nowart, avec lequel nous collaborons fréquemment, et qui promet de nous faire voyager par cette immersion dans les derniers jours de la vie de VAN GOGH.

Le Rêve du Dogon vous reparlera bien évidemment de cette immersion, originale, sensible et décalée. En attendant voici une invitation au voyage :

Vincent Van Gogh arrive à Auvers-sur-Oise le 21 mai 1890. S’ouvre alors pour l’artiste, une période à la fois très productive, (il peint 71 toiles à Auvers) et très tourmentée, qui l’amène à son geste fatal, le 27 juillet 1890 et à son décès, deux jours plus tard.

Le collectif d’artistes professionnels, choisi et animé par Arnaud Rabier Nowart (Eric Angels, Nico Kil’And, King’s Queer, Konte-Rast, Steve Wells, Thierry Paillard, Valérie Barral, Hervé Legrand, Aurore Jesset) s’attache à évoquer les différentes facettes de cette personnalité hors du commun.

Art in Space, light painting, anamorphoses…une présentation originale, afin de vous plonger dans une expérience émotionnelle et interactive.

Pour plus d’information, consultez le site du Chateau d’Auvers

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Lolitik

Depuis plusieurs années, nous travaillons avec des artistes d’horizons divers pour vous proposer des créations originales ou illustrer notre catalogue.

En ce début d’année 2015, nous avons choisi de soutenir une association naissante : LOLitik.

Qu’est-ce que LOLitik ?

LOLitik est une association culturelle humaniste qui soutient la création de chansons engagées, festives et positives. LOLitik organise régulièrement de grandes fêtes.

En ce sens, LOLitik rassemble celles et ceux qui pensent :

- qu’un modèle de croissance économique mondiale infinie reposant sur la surexploitation de ressources planétaires finies, va mal finir,

- que tout être humain où qu’il soit sur la planète devrait bénéficier d’un pack minimal de sécurité sociale (assurance santé/ chômage/ retraite), ainsi que de l’accès à l’éducation et à un toit,

- qu’il existe un modèle européen de développement de l’Humanité, alternatif à l’ultra-libéralisme et au nationalisme, qui permet de concilier développement économique, progrès social et écologie, 

- que chanter et faire la fête peut changer le monde (et la vie) car il suffit que les humaniste positifs, créatifs, optimistes, qui ont envie que l’Humanité avance, rencontrent d’autres humanistes positifs, créatifs, optimistes, qui ont envie que l’Humanité avance !

Une première soirée de l’association est organisée le 16 janvier à Paris.

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Lors de cette soirée Ellis A Ware, peintre et illustrateur présentera une partie des 400 toiles qu’il a réalisées pour le livre « Blanche des Oublies », histoire d’un mammifère qui parle aux hommes et décide de briguer le poste de chef de l’Etat. Une histoire très proche de notre actualité politique.

Dès que ce livre féérique, dont la conception a duré près 15 ans, sera disponible nous ne manquerons pas de vous le présenter. En attendant, nous vous invitons à découvrir le site dédié à cette oeuvre : www.embelles.fr

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Hanger Lane au Bus Palladium le 5/12

Hanger Lane sera au Bus Palladium le vendredi 5 décembre 2014.

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Hanger Lane a été créé en septembre 2011 par 4 musiciens partageant les mêmes penchants musicaux mais aussi une belle amitié. Au piano et à la voix Rémi Klein, à la guitare Julien Charpier, à la basse Marianne Petitjean et à la batterie Rafael Ferrer, réunis pour remettre au goût du jour les tonalités des grands courants musicaux qui ont bercé le XXe siècle : blues, rock, funk, jazz. Influencé par Yes, Pink Floyd, The Who, Robben Ford, B.B King, Hanger Lane fait alors ses premières scènes au Gibus (sous le nom initial de Huis Clos) dans le cadre d’un festival et atteint les demi-finales, révélant ainsi à son public ses premières compositions: « Hanger Lane », « Trouve Hortense », »Primitive thought », « Bring about a shuffle », « I’ve Been Crying » , « Sophia Denver », « Retour aux Bases », « Icare » et bien d’autres. Après l’OPA, le Buzz, la Flèche d’Or, la Machine du Moulin Rouge, Hanger Lane prépare son EP afin que vous puissiez écouter tout cela CHEZ VOUS ! 

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Hanger Lane est un groupe soutenu par le Rêve du Dogon

 

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